Notre action

L’association, qui regroupe la quasi-totalité des riverains de la carrière du Grand Gar et de nombreux sympathisants impliqués dans la défense des intérêts individuels et collectifs, milite pour l’annulation de l’arrêté préfectoral 12/00235 du 30 janvier 2012, autorisant la société Yves PORTAL à exploiter une carrière de granite au lieu dit « Grand Gar », sur la commune de Chaumont-le-Bourg.

Vue aérienne du site du Grand Gar

L’association s’engage dans ce cadre à combattre le déni démocratique, entraîné par l’autorisation d’exploiter, et à lutter pour l’amélioration des pratiques environnementales et la promotion du développement durable.

Elle joue le rôle de lanceur d’alerte afin de signaler les dangers et les mauvaises pratiques caractérisés par l’installation d’une ICPE (installation classée pour la protection de l’environnement) au Grand Gar, en interpellant les pouvoirs publics et en suscitant la prise de conscience des habitants du canton d’Ambert, et plus largement de toute personne impliquée pour l’environnement, le vivre-ensemble et le développement durable.

En effet, à l’heure actuelle, il n’est pas un média qui, traitant de l’environnement, n’en vienne à aborder le développement durable, que le rapport Brundtland a défini comme un « mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs » (ONU, 1987). Ce concept, qui doit permettre de concilier le progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète, repose sur une nouvelle forme de gouvernance. Celle-ci revendique la démocratie participative amenant tous les citoyens à se mobiliser et à intervenir dans le processus de décision à condition d’avoir accès à l’information et de jouer le jeu de la transparence. La décision d’autoriser la carrière du Grand Gar, contre l’avis des conseils municipaux des communes riveraines, ainsi que contre celui du commissaire enquêteur lors de l’étude d’impact, en est un contre-exemple manifeste.

La Charte de l’environnement du Parc naturel régional Livradois – Forez stipule dans ses deux premiers articles  que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » et que « toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement ». Dans ces conditions et dans cet esprit, les membres de l’ARPECT se sont mobilisés contre l’implantation de la carrière, dont l’instruction défaillante du dossier, conduite par la DREAL Auvergne (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement – service technique d’appui de la Préfecture), s’avère insuffisante et contient des erreurs ou omissions ne permettant pas de garantir que tous les dangers sont prévenus par les prescriptions de l’arrêté préfectoral, comme la législation l’y oblige.

Par ses choix, l’Etat a créé une situation inacceptable au Grand Gar. « Le motif de base de la résistance, c’est l’indignation », disait Stéphane Hessel. Alors, indignés, nous résistons, à l’image du village retranché gaulois.

Les adhérents de l’ARPECT s’engagent à mettre en commun leur action et leurs connaissances dans le but d’assurer :

  • L’assistance et le soutien aux riverains du site du Grand Gar.
  • La protection de l’environnement et du cadre de vie des habitants du village de Tonvic sur la commune de Chaumont-le-Bourg, ainsi que du village de Chadernolles sur la commune de Marsac-en-Livradois.
  • La défense du développement touristique sur ces deux communes et plus globalement sur ces terres du Livradois – Forez.
  • L’information utile sur les aspects techniques, environnementaux et socio-économiques, notamment en termes de législation « carrière », de géotechnique, de protection de l’environnement, d’abattage à l’explosif, d’analyse de risques…

Vue aérienne site carrière GrandGar

Plan de situation de la carrière du Grand Gar